[Les Ruines] Les plantes contre-attaquent!

[Les Ruines] Les plantes contre-attaquent!
/!\ Attention, passages spoilant le film en noir! /!\

Titre: Les Ruines (The Ruins)

Réalisateur: Carter Smith

Acteurs: Jonathan Turcker, Jena Malone, et d'autres gens que vous avez jamais vu avant. =)

Date de Sortie: 11 juin 2008

Chronique: Deux mecs, deux filles. Non, vous n'êtes pas tombé sur le dernier projet de France 3 pour vous occuper avant le JT, mais sur les protagonistes d'un premier film (si ma mémoire est bonne) plutôt couillu, et qui mérite qu'on se penche un peu dessus. Les quinze première minutes commencent en mettant face à nous la scène classique des jeunes américains en vacances au Mexique: soleil, mer bikinis, beuveries, ambiance à la limite du teen-movie. Quelques jours avant leur départ, ils font la rencontre, au bord de la piscine, d'un grec et d'un allemand plutôt sympa (pas que ça vire à l'Auberge Espagnole...) qui leur propose de faire un tour dans des ruines mayas, où sa soeur archéologue fait des fouilles depuis quelques jours. Plus ou moins motivés par une expédition dans la jungle, ils décident donc de le suivre, sinon le film aurai duré ving minutes et serai inutile. Le souci est qu'à leur arrivée sur les lieux, une tribu d'habitants des environs assez hostiles et ne parlant pas un mot d'espagnol ni d'anglais. Les américains essayent de marchander, mais vu qu'un de leur pote vient de se prendre une flèche en plein crâne et qu'ils sont assayis par les félons, ils finissent par gravir les marches du temple maya, entouré d'une plante grimpante aux fleurs rouges, au premier abord plutôt joli. Mais une fois en haut, ils réalisent qu'ils sont un peu dans la merde, vu que de un, il n'y a plus trace de la soeur de l'allemand (malgrès la présence de son campement), et que de deux, la tribu vient de rammener toute sa troupe et les attends en bas avec de quoi tuer tout un régiment. A l'ancienne évidemment, mais ils ont quand même la race de carabines et de flèches (fallait pas leur demander d'apporter le kalachnikov non plus). C'est ça, quand on est jeune et américain, on veux se bronzer au soleil et voir du pays et on finit au sommet d'un temple maya (rappellons, pour un petit côté historique, que les peuplades mayas pratiquaient des rites particulièrement sanglants de sacrifice pour leurs Dieu, avec eviscération, tortures en tout genre, salles de 80 cm de haut aux murs jonchés de lance qui ferait pâlir les créateurs de la boîte à clous de 2000 Maniacs) avec une plante cannibale... Comment ça, je spoile? Mais c'est LA que ça devient intéressant! Les cheunes (parlons comme nos ancêtres) se rendent compte après un accident déplorable que ce tas de feuille qui les entoure n'est pas aussi innoffensif que le cactus de Mamie, mais qu'il réussit à s'insinuer à travers les blessures pour vous bouffer de l'intérieur... et ça devient plutôt trash. J'éviterai d'en dire plus, mais attendez vous à des morceaux de peaux et des membres (!) arrachés au couteau, des crises de folies et des sacrifices, le tout sous un soleil si ravageur que ça en fairait presque perdre l'envie de sortir... Les Ruines est un petit film sympatique (comme l'allemand) plutôt B, qui est hélas passé plutôt incognito au cinéma à sa sortie (à part pour moi, qui ai pu le voir sur grand écran! HAHAHA!). Dommage, ça se regarde bien, c'est quelque peu innoffensif pour le fan de gore, mais ça arrache quand même des putains de frissons à la vue de certaines scènes...

Verdict: 4/6. Un film sympatique qui met du temps à vraiment devenir puissant, mais qui se regarde agréablement entre deux moments d'emmerde cet été. Des idées sympatiques (notamment la fille persuadée que la plante lui monte littéralement au cerveau, et qui finit par se mutiler sans retenue, et le coup de la jambe coupée à l'ancienne! ), des passages presque drôles (" - Je vais devoir lui couper la jambe... - ... et tu vas faire ça comment? - *sort son petit canif de merde*), et des acteurs pas trop trop mauvais.

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 08:11

* Spitfire *

* Spitfire *
J'ai mon bac. Et je dois avouer que j'ai eu des surprises sur certains trucs... Genre 19 en allemand et 13 en physique (sachant que j'ai jamais eu au dessus de 10 cette année...), mais bon je râle pas.

Et en exclusivité, une photo de papy Englund dans Dance Of The Dead, nan vous m'excusez mais j'aime beaucoup son petit sourire mesquin, le genre d'homme que j'adorerai rencontrer. Faisons une liste des personnes qu'ils me reste à rencontrer...

[x] Fait
[ ] A faire...

[x] Dave Gahan.
[x] Till Lindemann.
[x] Un rédac' de Mad Movies.
[ ] Eli Roth.
[x] Dero.
[ ] Morrigan Hel.
[x] Alexandre C.
[ ] Robert Englund.
[ ] Rob Zombie.
[ ] Georges Romero.
[x] Phillipe Nahon.
[ ] Dario et Asia Argento.
[x] Wednesday 13.
[ ] James Wan.
[ ] Céline B.

EDIT: C'est qu'elle a carrément raison, ma canarde. J'dois ajouter ça:

[ ] DUCKY-TWINKAT-LA-SALOPE-DE-SEIZE-ANS-DEJA-FAN-DE-FAUSTO (et ce sans être sorti avec un rédac de Mad Movies! *sifflotte*

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 16:19

Modifié le vendredi 31 juillet 2009 12:05

Mawie Antouanet.

Mawie Antouanet.
- la fille qui se dopait aux films de genre -



En cinq jours, tout y est passé!

* Zombie Strippers (vive robert englund dans un rôle à la dance of the dead et les catins aux supers nibards zombifiées qui font du lap dance!!)

* The Machine Girl (tellement B que ça en devient hilarant. vive les sushis faits à base de doigts de cuisto!)

* Frontière(s) (ultra mauvais; plein de clichés (entre le nazi et les wesh...), lent, mal joué. CHERCHE LA CLEEEEEF DU FORT BOYARD EN RAMPANT SOUS LA PORTE CONNASSE! heum. Pardonnez moi.)

* The Cottage (pour les 30 minutes que j'ai pu voir, c'était drôle.)

* Diary Of The Dead (ça sonne plus mickael moore que romero, mais pour la scène de l'amish et la momie, c'était sympatique. pas a la hauteur de mon attente par contre!)

* Phenomenes (sixieme sens était apparement une belle erreur de carrière... dommage, très dommage!!)

# Posté le mercredi 02 juillet 2008 16:29

Rho ptain les souvenirs...

Rho ptain les souvenirs...
J'étais en pleine révision de mon cours d'histoire, et j'arrête pas de me taper des barres toutes seules... entre les quotes du profs et les réminiscences des fourberies-jeux de mots pourris avec Geoff, je suis mal barrée. Exemples:

- USA = première économie du monde: par exemple: agroalimentaire (Phillipe Norris)

- le général Massu

- Tom Sawyeeeeeeer! (ça c'était moi, et chanté très fort)


et une quote très drôle du prof, enfin un exemple de plan:
I. Les schtroumpfs sont bleux.
II. Ils vivent dans des champignons.
III. Ils ne les fument pas.


Aussi la fois où je débarque en cours, et fais part au prof de mon préssentiment: quelque chose a changé dans la salle. Et lui réponds: "heu sarah, t'as pris quoi avant d'entrer en cours? Une petite fumette? Du schnaps? Ou les deux?" j'étais juste pliée. Et du coup je l'ai lancé sur le fait que dans la VF de Shaun of the Dead, un des mecs parle de schnaps, et ça me choque, c'est pas censé être un terme alsacien ça?! OR Môssieur Edgar Wright, réalisateur du film cité précédemment, est un british!

haaaa! Britiiiish! Comme little britain!
éééééhéééééhééééé!
[spéciale casse dédi à geoffroy: la vieille handicapé]


Ho et puis la photo du siècle hein:
Geoffrey, Monsieur Lethenet <3, et moi même.


Geoff: Vous êtes beau monsieur, merci.
Prof: Euh merci Geoffroy, mais je ne mange pas de ce pain la...
Geoff: *pas compris* ...
Prof: en tout cas j'ai été heureux de te connaitre!


xD

YOP M'SSIEUR SI VOUS PASSEZ PAR LA ( moi bien parler la racaille) (j'dis ça parce que mon prof de maths est déjà passé hein), VOUS ALLEZ ME MANQUER!

# Posté le samedi 14 juin 2008 15:37

Ridicule.

Ridicule.
Je me fends vraiment la gueule!

# Posté le mardi 10 juin 2008 07:15

Modifié le samedi 14 juin 2008 15:26

GRINDHOUSE pour les nuls.

GRINDHOUSE pour les nuls.
Vous rappelez vous de Quentin Tarantino ? Ses délires de cinéphile averti, illustrés par de petits bijoux amplis de musique rétro et de scènes cultes, tels que Kill Bill et Pulp Fiction (Palme d'Or 1994, tout de même !), pour ne citer que les plus connus... Evidemment, à moins de s'être exilé au Groenland pendant 13 ans pour étudier la fonte des glaces, vous devriez le connaître...Et Robert Rodriguez, réalisateur du bicolore Sin City, amas d'histoires tirés du comique éponyme de Frank Miller, ce nom vous dit quelque chose ? Et bien, ces deux geeks du cinéma, amis de longue date, avaient envie de faire remonter le cinéma Grindhouse, genre des années 60-70 dont les principes sont quasi inconnus en Europe. Il s'agit de petits cinémas de quartier diffusant des séances tardives et nocturnes composées de deux films d'un peu plus d'une heure chacun visionnés à la suite. Les thèmes varient entre les westerns spaghettis, le gore, l'érotisme, bref, séries B et Z à fond les manettes. Hélas, ce genre de salles a été déserté et fermées depuis plus d'une dizaine d'années...

Les envies de Quentin Tarantino et Robert Rodrig
uez n'étaient pas semblables, du moins en apparence. QT (à prononcer à l'anglaise s'il vous plaît !) rêvait depuis Kill Bill de réaliser un slasher, genre du cinéma d'horreur consistant à filmer un tueur totalement psychosé, qui tue les personnages les uns après les autres... Le genre existe depuis une trentaine d'années, avec des films tels que Texas Chainsaw Massacre (Tobe Hooper, 1974), Les Griffes de la nuit (1984, Wes Craven, le même qui a fait Scream !), Vendredi 13 (Sean S. Cunningham, 1980) ou Halloween (John Carpenter, 1978), pour ne citer que les plus connus... Et quand à Robert Rodriguez, il avait déjà touché au genre, si on en juge une scène en particulier de Sin City, c'est-à-dire celle de l'histoire de Elijah Wood, qui nous rappelle singulièrement un certain Hannibal Lecter...

Le fil
m est donc divisé en deux parties : la première, Le Boulevard de la Mort (Death Proof en version originale) avec le vieux Kurt Russel, qui joue Stuntman Mike (ça claque quand même plus que le Cascadeur Mike en VF...) dont l'activité principale sera de tuer de belles demoiselles, à diverses occasions, mais de manière semblable... Non pas avec une banale arme blanche, mais avec sa voiture, rodée pour les cascades en tout genre! Dans la première partie du film, ses victimes seront une DJ avec ses amie ; l'action se passe dans un paysage typiquement américain : Texas, un petit bar a coté de la route, avec une musique bien rétro mais loin d'être dénudée de charme. On reconnaîtra Quentin Tarantino en tant que barman, et, délaissant le tournage de son fake trailer, Eli Roth, réalisateur des deux volets de Hostel et de Cabin Fever, jouant un ami de ces charmantes créatures... Dans la deuxième partie du film, le profil des héroïnes changera peu, mis à part le fait que cette fois ci, elles ne se laisseront pas faire si facilement... La touche tarantinesque est bien remarquable dans le premier opus de Grindhouse, oscillant entre violence soudaine et humour noir : références à des road movies que seul Tarantino semble connaître, récurrence quelque peu fétichiste des gros plans sur les pieds (visionnez à nouveau Pulp Fiction ou Kill Bill, vous comprendrez de quoi je parle), ainsi que, petit clin d'½il à Kill Bill, la sonnerie d'une des filles qui n'est autre que le thème que sifflote Elle Driver, l'infirmière borgne....

Ensuite, la seconde partie,
Planète Terreur (Planet Terror), est l'archétype du film de série B : budget en apparence minable, scénario à deux balles, effets spéciaux sanglants à prendre au second degré. Ici, Robert Rodriguez met en scène une infection de zombie (encore un fan de George Romero?) dans une ville à demi morte, dont les seuls survivants sont un couple de médecins (dont le mari supporte plutôt mal le fait que sa femme le trompe avec une autre), une danseuse du nom de Cherry Darling devenue unijambiste suite à une attaque, et Wray, son ex petit ami. Tandis que l'épidémie se propage, un groupuscule de survivants tente de s'en sortir... Contrairement au premier opus du diptyque Grindhouse, le film de Robert Rodriguez paraît moins accessible : le cinéma de genre, bien qu'il s'est largement popularisé ces dernières années (à en juger par le succès de films tels que Saw) reste néanmoins peu apprécié par le grand public, les amateurs de films pleins d'humour noir où les réalisateurs ne lésinent pas sur la quantité de sang déversé sur les acteurs, demeurant peu nombreux. La comparaison des entrées au box office en France des deux films est assez frappante : elle passe de 627 459 pour Death Proof à 134 427 pour Planet Terror, soit presque cinq fois moins...

Ce qu'on pourrait se demander,
c'est comment ces deux films ont réussis à avoir un effet réellement rétro et dans le genre des années 70 ! Et bien un des points les plus importants est la musique ! Les amateurs de Quentin Tarantino doivent certainement le savoir, au vus des bandes originales absolument mythiques qu'il nous offre avec chacun de ces films... Mais il y a aussi un côté visuel aussi bien particulier : images de mauvaise qualité, pellicule qui saute (tout les réalisateurs, et surtout Eli Roth pour sa bande annonce, se sont bien éclatés à sauter dessus comme des barbares, pour les abîmer au maximum...) voir qui flambe, musique qui raille... Pire ! Dans la version américaine de Grindhouse, il y a mêmes des pellicules manquantes... Mais toute cette multitude de pseudos défauts a été volontairement ajoutée aux films, lui donnant un charme typiquement seventies.

Autre particularité non négli
geable du genre : les bandes annonces. Avec le recul, elles paraissent souvent bien kitch et ridicule, mais elles restent néanmoins délicieuses et délirantes à visionner... Faisant partie intégrante des films Grindhouse, elles annonçaient les prochaines sorties, mais faisaient aussi un peu de pub pour les restaurants ou bars locaux. Tarantino et Rodriguez n'ont donc pas zappé ces petits bijoux, et ont offert au public américain quatre faux génériques de film, qu'ont peu trouver aisément en France sur internet. Le premier, Machete, réalisé par Robert Rodriguez, met en scène Danny Trejo, un habitué des films d'action et récemment de ceux de Rob Zombie (il a incarné par exemple un gardien de prison dans le dernier Halloween), mais qui joue ici un « nettoyeur » mexicain apparemment pas très content d'avoir été trahi par une des personnes qui l'employait... Et comme on parle de ce cher Rob, il a aussi réalisé Werevolves Woman of the SS, qui met en scène sa femme, la belle Sheri Moon Zombie, ainsi que, dans le rôle bien surprenant de Fu Man Chu, Nicolas Cage, qu'ont croyait plus abonné au jeu de policier que de chinois agressif... Ensuite, Edgar Wright a ajouté la main à la pâte dans Don't : celui qui nous a offert le délirant Shaun of the Dead nous prouve une fois de plus qu'on peut faire des choses bien sympathiques et drôles avec le thème des morts-vivants et des maisons hantées... Hmm, ça donnerai bien envie de regarder à nouveau une de ces vieilles perles de Peter Jackson ou Sam Raimi, comme quoi il n'y a pas que Le Seigneur des Anneaux ou Spiderman dans la vie... Et pour finir, il reste Thanksgiving, de Eli Roth, qui trouvait qu'aucun film ne traitait de cette fête ; tourner un faux trailer lui a tellement plu qu'il a désormais le projet de tourner un film entier dédié à ces bandes annonces rétro, qu'il nommera Trailer Trash d'après les premiers échos...

Pour ceux qui ne connaissaient pas le genre, nous vous conseillons vivement de vous procurez ces deux films, dont la sortie en DVD collector devrait se dérouler d'ici quelques mois. Enjoy !

# Posté le jeudi 22 mai 2008 09:03

REC: filmer ou crever?

REC: filmer ou crever?
Dans le cadre d'un reportage pour une chaîne locale, Manuela et son caméraman Pablo suivent une équipe de pompiers sur une intervention nocturne, en plein Barcelone. Or, alors qu'ils s'attendaient à n'avoir affaire qu'à un incident sans grande gravité, ils se trouvent face à des voisins très inquiets, alarmés par les hurlements d'une vieille femme. Ce sera bien plus qu'un simple documentaire que Manuela et Pablo vont filmer, mais une véritable descente aux enfers... Car ils se trouvent soudainement cloitrés en quarantaine, dans un immeuble qui se révèle peu à peu être le foyer d'une mystérieuse infection, qui se propage à une vitesse fulgurante et transforme les rares survivants ... Tout n'est plus qu'une question de survie, et ce sans jamais arrêter de filmer.

Le g
enre du film tourné caméra à l'épaule, devenu très populaire sur le grand écran, à été amorcé il y a déjà un bon bout de temps, avec le célébrissime Cannibal Holocaust réalisé par Ruggero Deodato en 1980 (qui projette d'ailleurs d'en faire une suite, bien plus craspec que l'original, à en juger par les dires de l'intéressé). Si le côté quasi-amateur à profité à l'aspect snuff du film, il a surtout concouru, ces dernières années, à donner une caractéristique nouvelle pour le spectateur : la capacité de se plonger littéralement dans le film. Plus qu'une musique oppressante ou que des jeux de lumières, c'est ce mouvement incessant, comparable aux battements cardiaques qui s'accélèrent, qui font monter l'adrénaline, et font monter la pression. Très efficacement, d'ailleurs ! Pour ne citer que les exemples les plus marquants, il y a eu le Projet Blair Witch de Daniel Myrick, où une bande de jeunes décident de faire une expédition dans la forêt de Blair pour percer le mystère d'une sorcière censée vivre dans les bois. Et pour les sorties de l'année, on a eu Cloverfield et son gozilla new-age qui démolit la statue de la liberté (scène assez dingue de la tête de cette dernière valse sur le bitume). Puis aussi le dernier Romero qui devrait sortir d'ici quelques semaines, et qui porte le nom de Diary Of The Dead, et dans lequel une bande de jeunes voulant tourner un court se trouvent face à une épidémie de zombies, et finissent par filmer avec leur propres caméras l'évènement. Dans le cas du film de Paco Plaza et Jaume Balaguero, la caméra n'est pas juste un moyen de vous filer les chocottes. A vrai dire, elle devient au fur et à mesure que l'action avance un personnage à part entière. Vous en connaissez beaucoup des films, où vous ne voyez pas un des personnages principaux, mais vous n'entendez que sa voix ? Où la caméra prend une place aussi importante que la personne visible à chaque instant, et qui commente l'action ? Et bien je peux vous affirmer que ça donne une profondeur supplémentaire au film, et que vous suivez son cours d'un ½il bien différent...

Vous me direz cer
tainement que le genre zombie / infectés est assez à la mode ces derniers temps. Entre 28 jours plus tard, Je suis une légende, REC et Doomsday (admettons...), il y a le choix ! N'oublions pas au passage, la différence notable entre le zombie et l'infecté : le premier débarque de manière souvent un peu occulte, étant un mort qui revient chez nous (comme dirai un certain Romero, « When there's no more room in hell, then the dead will walk the earth ! »), avec une tendance non dissimulée à marcher à deux à l'heure et une envie de manger les cerveaux. L'infecté, quand à lui, a chopé un virus (la plupart du temps via un animal enragé... c'est bon à savoir pour les randonneurs ! Sus à l'assaillant, tuons tout les renards baveux !) qui se propage à une allure phénoménale dans le sang : du coup, la victime devient ultra-violente, course les autres humains en explosant les records de vitesse, et transmet sa maladie via le sang ou la salive. Mais pour en revenir à REC, rien n'est clairement dit concernant l'origine de l'infection. Chien malade, possession ? Toutes les hypothèses sont évoquées, sans qu'une réponse vraiment plausible finisse par sortir du lot. C'est d'ailleurs là un des rares défauts de ce film : on sort de la salle, mais au final, on sait pas vraiment d'où venait tout le bordel. Et même en essayant de mettre bout à bout les éléments donnés par l'action, on peine un peu. Dommage !


Mais n'o
ublions pas un élément important, ciment fondateur d'un film de genre. Les effets spéciaux. Parce qu'une heure et demi d'un scénario plus que potable, ça peux être totalement foutu en l'air avec un boulot FX médiocre, qui fait perdre toute crédibilité à l'action. REC n'est pas un film voyeur, dont l'objectif premier est de balancer du gore à gros bouillon, avec un nombre ahurissant de litre de sang. Au contraire, ce qui fait sa richesse, c'est le soin que l'équipe de maquilleur à pris pour offrir aux acteurs un faciès réellement horrifique, mais réaliste. Paco Plaza et Jaume Blaguero étaient sur une longueur d'onde assez différente : l'un accro au gros trash, l'autre à quelque chose de plus subtil et travaillé. Et à en juger le résultat, on voit le mariage entre les deux : des maquillages travaillés avec soin, mais qui ne manquent pas de vous prendre aux tripes quand on vous les balance, pile au moment où vous pensiez que vous pourriez souffler deux minutes. Une preuve ? Passer sur le site officiel du film, et jetez un coup d'½il à la bande annonce enregistrée lors du festival de Sitges, l'an dernier. Une caméra infrarouge, posée dans la salle, scrute la réaction des spectateurs, en plein visionnage du film. Et à en juger par les sursauts et les cris d'effroi, on voit que c'est pas de la gnognotte !

En bref,
tout ça pour dire que ça fait du bien de voir un film qui ne prends pas le public pour un imbécile, et qui se concentre sur les émotions et les réactions des personnages autant que sur celle des spectateurs. Et vu la foule de prix déjà gagnés lors de divers festivals, même les plus sceptiques mériteraient de foncer dans les salles obscures ! Enfin, s'ils osent...

# Posté le jeudi 22 mai 2008 08:57